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2008/5/12 Tel Aviv
Le nom de Tel-Aviv provient d’une traduction littérale du manifeste de Théodore Herzl « Altneuland » (le vieux pays, en Allemand). En Hébreu, Tel signifie « un amont de ruines » et Aviv « l’ouverture », autrement dit, le printemps. Le nom Tel-Aviv symbolise la renaissance du peuple juif sur ses propres terres. Tel-Aviv est née en 1908 édifiée par un groupe de juifs qui fondèrent le cercle des bâtisseurs en achetant des terres au nord de Jaffa. Ils décidèrent d’y vivre selon les normes européennes du début du 20ème siècle. Tel Aviv, est une très grande ville de près de 400 000 habitants. Elle est relativement récente, 100 ans, mais semble vieille, négligée, délabrée. Certes de nouvelles constructions apparaissent, ressemblant à l’architecture des Etats-Unis, mais l’il est surpris de voir toutes ces anciennes constructions non entretenues, les trottoirs délabrés, les poubelles pleines qui jalonnent les rues et qui débordent. Notre hôtel en est un parfait exemple : vu de l’extérieur, il ressemble à une de nos tours HLM. Par contre l’intérieur est surprenant : très raffiné. Des meubles en bois noble, des fauteuils harmonisés dans des tons marron beige. Les chambres sont belles aussi, le sol est en parquet, vous le verrez sur les photos. Par contre, elles sont bruyantes car ne disposant pas de double vitrage. Ce matin, je suis allée me promener dans le quartier de l’hôtel. Effectivement, nous sommes proches de la Méditerranée sans pour autant donner sur la mer. Il ne fait pas si chaud que cela et pourtant les gens sont habillés comme en été. Moi, j’ai enfilé un sweat-shirt. Vers 13 heures, je me suis arrêtée dans un restaurant sur le bord de mer qui me semblait bien. Je n’ai pas été déçue et je vous ai d’ailleurs rapporté quelques photos de mon repas de fête pour simplement 17€ ! La question est : ai-je tout mangé ? Dans un des petits plats se trouvait une crème de graines de sésames délicieuse ! Au départ je croyais qu’il s’agissait de lactose, mais à priori ils n’en utilisent pas tant que cela. En tout cas je me suis régalée. Ensuite, j’ai flâné un peu dans le quartier mais je n’ai rien vu de vraiment intéressant. Ce n’est pas Paris. Mais pour mieux en profiter, il faudrait pouvoir visiter avec quelqu’un qui connaît… et surtout avoir le temps… En rentrant à l’hôtel, j’ai croisé l’équipe d’Angleterre : Louise Hunt et trois autres joueurs que j’ai déjà rencontré mais dont je ne me rappelle pas les noms. Je leur ai indiqué l’adresse de mon restaurant. 2008/5/11 Vendredi 9 mai, depart pour Tel Aviv
Aujourd’hui je pars pour une nouvelle série de trois tournois. La partie n’est pas terminée… J’arrive à l’aéroport de Nice… non sans avoir oublié mon téléphone portable… et comme je pars pour deux mois, cet outil m’est indispensable. Retour à la maison dare-dare ! Ouf je ne suis pas en retard! A force de voyager, les personnels d’Air France et de la sécurité me reconnaissent. Alors, ils me demandent des nouvelles et nous discutons. L’aéroport devient tout de suite moins impersonnel… Je suis à la porte d’embarquement. Me voilà repartie pour une nouvelle aventure ! Cette fois-ci je commence par un nouveau tournoi qui a lieu à Tel-Aviv. Risqué direz-vous ? Les attentats ? Avant de m’engager dans cette aventure, j’ai posé la question à Ilanit Friedmann, une joueuse israélienne. Elle m’a affirmé que son pays n’était pas tel que la presse le présentait et que les « problèmes » se situaient près de la Bande de Gaza, donc rien à craindre. Elle m’a aussi informé que l’hôtel serait face à la mer et que nous jouerions sûrement après 18h et une partie de la nuit à cause de la chaleur…. Avant de partir, j’ai regardé la météo sur 12 jours et les températures ne me semblent pas si élevées que cela : entre 20 et 28°C. Guère plus qu’à Nice ou Paris en ce moment… J’arrive à Paris CDG à 16h35 et ma correspondance pour Israël est à 18h15. En attendant, je prends le magazine de l’aéroport et qu’y vois-je? Un article sur Tel-Aviv ! Il faut savoir que le 8 mai correspond à l’anniversaire des 60 ans de la création de l’Etat d’Israël. Voilà ce que dit l’article, en résumé : « Tel-Aviv, la bulle effervescente. Cosmopolite, culturelle et festive, la capitale administrative et commerciale d’Israël, vibre non-stop. Un joyeux brouhaha d’Hébreu et d’Arabe mêlés, une langueur méditerranéenne, une architecture édifiée sur les dunes qui grattent le ciel… » Il est 19h, je suis dans l’avion et nous allons bientôt nous diriger vers la piste. C’est un A320 et comme le vol dure 4 heures, nous pourrons voir un film. Donc, à priori, le décalage horaire est de +1h. Il est 20h30, le repas est servi… enfin, les menus spéciaux en premier, dont le mien. Comme il n’en existe pas sans lactose et gluten, je dois me contenter d’un menu végétarien. Je n’ai rien contre le végétarien : il existe de très bons plats. J’ai d’ailleurs dans ma bibliothèque un livre de Valérie Cupillard intitulé : « l’assiette végétarienne ». Mais là, ce ne sont que des légumes et le plat qui va être servi aux autres passagers, j’aurais pu le manger : des crevettes avec des légumes et du riz ! Pendant le vol, le film était : « The bucket list » (sans plus attendre). C’est l’histoire de deux patients en phase terminale, Edouard (Jack Nicholson) et Arthur (Sean Hayes) qui se retrouvent dans la même chambre et qui malgré leurs différences vont lier une grande amitié. Edouard est assez virulent, et possède plusieurs hôpitaux dont celui où il se trouve en tant que malade. Il est riche mais seul. Arthur qui connaît beaucoup de choses, n’est ni pauvre ni riche mais il est entouré d’une vraie famille. Pendant son séjour, Arthur débute une liste de choses à faire sans plus attendre. La fameuse « bucket list »… Seulement les médecins leur annoncent qu’ils sont condamnés… Arthur jette la liste… Edouard va tomber dessus… Il lance l’idée de compléter la liste puis de vivre ce qu’ils ont écrit… Cette dernière virée va changer leur vie, surtout celle d’Edouard. Mais je ne vous raconte pas la fin… Il est 22h30 en France, 23h30 locales, et nous sommes en phase de descente. Nous atterrissons à 23h55, 15 minutes avant l’heure prévue. Et voilà : c’est reparti pour une nouvelle aventure !
2008/5/6 Dimanche 4 mai 2008, Match exhibition à l’Open Gaz de France de Cagnes sur mer.
Aujourd’hui, Bernard, mon mentor, Ahmed, joueur du Team 06, Olivier, notre entraineur et conseiller en développement du tennis fauteuil, Laurent Giammartini, ex N°1 mondial de tennis fauteuil, médaillé olympique, et moi-même avons rendez-vous club de Cagnes sur mer.
Pour la première fois, nous allons jouer un match exhibition de double en fauteuil, dans le cadre de l’Open Gaz de France, et sur terre battue! En effet, beaucoup pensent que nos fauteuils abîment cette surface. Or, si la terre doit être moins arrosée que pour les joueurs valides, il n’y a aucun problème. D’ailleurs, depuis l’année dernière, il existe un Masters Séries en fauteuil qui se déroule en même temps que les Internationaux de France à Roland Garros. Nous jouons aussi régulièrement des tournois sur terre en Belgique, Italie, Espagne, Argentine, ou encore au Chili.
Il est 13 heures 30, nous allons nous échauffer sur le court. Il y a déjà une dizaine de spectateurs. Nous jouons avec de la musique, ce qui met une ambiance extraordinaire. A 14 heures, nous arrêtons pour laisser préparer le terrain et un quart d’heure plus tard, nous sommes officiellement annoncées pour jouer le match exhibition. Beaucoup ont du être étonnés car je suis arrivée sur le terrain en marchant. En effet, je souhaite que tout le monde sache que ce sport peut être pratiqué par toute personne ne pouvant pas le pratiquer debout. Et cela englobe non seulement les personnes en fauteuil, mais également les amputés, ceux souffrant d’une une maladie les empêchant de pratiquer un sport debout (sclérose en plaque, myopathie, maladie des os,…) ou, comme moi, en raison de séquelles d’un accident.
Nous allons jouer ce match en un set de 4 jeux. Je fais équipe avec Laurent et choisissons de servir contre Bernard et Ahmed. Le match débute. Nous perdons ce premier jeu mais j’ai plutôt bien servi. Sur le service de Bernard, nous égalisons et sommes applaudis. Les spectateurs se sont pris au jeu. Alors nous faisons un peu de spectacle : Laurent avec des amorties rétro, Bernard en montant à la volée. De mon côté, j’exploite mon revers inversé croisé court. Ahmed ne voulant pas être en reste, tentera les coups droit croisés liftés…. Avec Laurent, nous menons 3/1. Nous avons un petit moment d’hésitation : c’est le premier à 4 jeux ou nous ne devons jouer qu’un total de 4 jeux ? Le doute sera levé et Laurent et moi gagnerons cette partie 4/2. Nous avons été chaudement applaudis. Les officiels sont venus nous saluer. : Louis Nègre, Maire de Cagnes et Adjoint du Président du Conseil Général, Gilbert Antomarchi responsable du sport, Hervé Spielmann notre président du Club et grand supporter du tennis fauteuil, Ariane Paracchini, responsable du sport au Conseil Général et bien d’autres…
Après avoir posé pour les photographes, nous allons nous rafraîchir et discuter de ce magnifique succès pendant que la finale dames opposant ANI Maret et KUTUZOVA Viktoria débute. Viktoria Kutuzova gagnera en 2 sets 6/1 7/5, alors qu'elle était menée 5/1... comme quoi, tout peux arriver, il suffit d'y croire jusqu'au bout, jusqu'à la dernière balle!
2008/4/28 La soirée de gala de Pensacola
Comme tous les samedis de chaque tournoi auquel nous participons, il y a la fameuse " soirée de gala". Habituellement, cela se passe soit au restaurant, soit dans une salle réservée pour l’occasion, mais sans réelle surprise. Ce qui fait que je ne m'occupe généralement pas de savoir où et comment cela se passe… Muriel m’ayant annoncé que les navettes étaient prévues à 18 h30, je suis prête à l’heure.
« Finalement, la route est bien longue » songeai-je… nous arrivons enfin et divine surprise! Nous sommes à l’entrée d’une base aérienne militaire!! Et le plus surprenant restait à venir: nous avons en fait dîné à l’intérieur du musée de l’aviation navale de Pensacola. Depuis, j’ai appris que cette ville abritait une très importante base aéronavale américaine qui forme les pilotes embarqués sur porte-avions.
Malheureusement la qualité du repas n’était pas au rendez-vous et il a même manqué de nourriture ! Mais le principe de dîner sous les ailes des avions préservés dans ce haut lieu restera d’une grande originalité.
J’ai bien fait quelques photos, mais le manque de lumière couplé à un appareil pas très performant ne m’a pas permis de réaliser les clichés du siècle. Mais peu importe, les souvenirs resteront… 2008/4/18 Match de 1/16è contre Jiskejeudi 17 avril 2008, Après, nos matchs, Flo (Florence Gravellier, N°1 française et 5 mondiale, représentante des joueuses auprès de l'ITF) m'a dit que s'il y avait eu un problème, elle se serait battue pour que justice me soit rendue… merci Flo. Sinon, je suis heureuse! Bien que battue 6/3 6/0, j'ai très bien joué mon match et Jiske a été obligée de rechercher son meilleur niveau... j’ai même mené 3/1 dans le 1er set! D’ailleurs elle me donne ce jeu de 3/1 en faisant 4 DOUBLES FAUTES!!! Juste avant j'avais gagné le jeu de 2/1 après plusieurs « avantage/égalité » sur mon service... (J'ai gagné le toss et décidé de servir: prise d'avantage!) Je n'ai rien lâché et finalement j'ai gagné ce jeu... Je ressors de ce match la tête haute, comme Carquefou au foot en France! Même si je perds 11 jeux à la suite, cela n'a pas été facile pour elle, j'ai joué fluide. Il n'y a que 3-4 balles que j'ai renvoyé avec précipitation, tellement surprise des cadeaux qu'elle me faisait... Je suis super fière car elle a été obligée de sortir son meilleur tennis, ce qui pour moi équivaut à dire qu'elle m'a considérée comme dangereuse et d'un niveau non négligeable!
1er match contre Johanna à Pensacola (US)Mercredi 16 avril,
J'ai gagné mon premier match du tournoi contre Johanna 7/5 6/3. J'ai joué sans pression mais avec beaucoup de fautes comparativement aux points gagnés... du coup je n'ai pas réussi, dans le premier set à creuser l'écart d'entrée de jeu... J’ai remarqué que Johanna, après avoir cru qu’elle pourrait remporter ce set, a été très déçue et son bras s’est littéralement crispé par la suite. Dans le second, j'ai pris immédiatement l'avantage en menant 2/1 puis 5/1... Mais elle est remontée à 5/3. Là, j'ai serré le jeu pour finalement remporter le match, 6/3. C’est bon pour moi, mais il faut que je me méfie, car à jouer avec le feu…
Demain mon match est programmé à 10 heures. Je joue contre Jiske, tête de série 4. Je jouerai à fond car je n’ai rien à perdre ! J’ai confiance en moi, et tenterai ma chance crânement… Lundi 14 avril le voyage Buenos Aires via Pensacola
Après 10 heures de vol en classe éco, nous sommes arrivées à Atlanta. Nous récupérons les bagages pour les déposer en correspondance, puis nous repassons le contrôle de sécurité, bien que nous sortions de l'avion et soyons restées dans l'aéroport… A 9 heures locales (il est 16 heures en France), nous arrivons à Pensacola avec tous nos bagages. Même ma caisse en alu qui voyage pour la 1ère fois est arrivée entière, avec quelques éraflures, certes…
A l'arrivée nous sommes accueillies par deux dames de l'organisation. Le bus est accessible aux personnes handicapées, rien à voir avec l'Argentine… mais bon, les moyens ne sont peut-être pas les mêmes…
L'hôtel est à 500 mètres de l'aéroport et le club de tennis doit être à peine à 1km. Nous sommes logées au Hampton inn. Comparé au Shelton de Buenos Aires, c'est le grand luxe! Les chambres sont spacieuses, les lits aussi (1m10!) et d'apparence très confortable… Nous sommes 2 par chambre et je partage la mienne avec Christel, notre coach national.
Il fait froid et avec le vent, l’impression de froid est plus vive… et je n'ai emporté que des tee-shirts, pensant qu'il ferait chaud comme il y a 3 ans… Heureusement, il y a un grand centre commercial tout près et j’irai acheter un sweat et une veste… mais cela n'a pas été facile à trouver: en effet, la plupart des magasins ne vendent que des tee-shirts!!
Ce qui est génial, alors que le tournoi ne débute que mercredi, c'est que les organisateurs ont prévu des terrains d'entraînement et des navettes dès le lundi, sachant que beaucoup de joueurs arrivaient d’autres compétitions (Florida open et Buenos Aires).
Le tirage au sort a eu lieu mardi soir et je joue mon 1er match contre Johanna Martinez, une joueuse colombienne. Le match est prévu à 13 heures. 2008/4/16 Dimanche 14 avril
Tous les matchs sont terminés. C’est la remise des prix. Il y a beaucoup de monde… enfin, pour un évènement comme le nôtre, c'est-à-dire une cinquantaine de personnes… il faut dire que la Coupe Davis se déroule actuellement dans un autre club de Buenos Aires… alors…
Les photos parlant d'elles-mêmes, je vous laisse le loisir de les consulter…
Au moment où vous lirez ces lignes, je serai à Pensacola, aux Etats-Unis, pour le 2ème tournoi de ma tournée. Lundi 21 avril, je partirai pour Bâton Rouge près de la Nouvelle-Orléans pour un autre tournoi de catégorie 2.
Pensacola est un ITF1, mais c'est la première fois depuis que je suis sur le circuit que je vois un tableau, masculin et féminin, d’un niveau aussi élevé. Chez les femmes, il y a toutes les joueuses du top 20, sauf la N°6: Annick SEVENANS (Belge) pour cause d'études, la N°12: KHANTHASIT, Sakhorn (Thaïlande), la N°14: SMIT, Maaike (Hollande), la N°16: DONG, Fu-Li (Chine) la N°19: LAURO, Marianna (Italie) qui est rentrée chez elle après avoir gagné 2 tournois (Brésil et Argentine) et la N°20: SUTER-ERATH, Karin (Suisse)…
Chez les hommes, il ne manque que 3 joueurs du top 20!
Par chance, je suis dans le 1er tableau et je vais pouvoir, dès le 1er tour être confrontée aux meilleures mondiales puisque je suis classée N°40, donc dans les dernières du tableau principal qui comptera 24 joueuses. Le second tableau comptera quant à lui 6 joueuses.
Je vous donne rendez-vous à Pensacola pour de nouvelles infos…
Samedi 13 avril,
Après une longue attente due à la longueur des matches, bien supérieure à ce que le Juge-Arbitre avait prévu (1h30 par match), notre double entre "solennellement" à 18 heures, sur le Court Central du "Lawn tennis club".
Je joue avec Lola Ochoa, contre la paire italienne Marianna Lauro et Sylvia De Maria. Je suis très heureuse et fière de jouer avec Lola car c'est une partenaire solide et de bon niveau. C'est contre elle que j'ai joué 3 fois en simple… rappelez-vous… Je sais d'avance que nos adversaires vont beaucoup jouer sur moi, car je suis considérée comme "le maillon faible" de notre duo… cela me fait drôle car habituellement c'est sur ma partenaire que les adversaires jouent… je vais donc redoubler de vigilance et de concentration…
Nous gagnons le toss et choisissons de servir. Comme mon service est solide et que là, nous sommes face à deux bonnes adversaires, je préfère rester "maître" de la situation. Elles ont d'ailleurs eu l'air surprise, ce qui prouve bien que j'ai eu raison. Je gagne mon service en ne perdant qu’un seul point et nous remportons le 1er set 6/3…
Nous menions 5/4 dans le 2ème, mais nos adversaires sont coriaces, et gagnent finalement 7/5… De la même manière, nous menons 3/1 dans le 3ème, 3 balles de 4/1 sur mon service… mais, voilà, nous sommes encore un duo "jeune", ce n'est que notre 2ème match ensemble, comparativement à la paire italienne formée depuis plus de deux ans… Nous perdons 3/6 7/5 6/4, de peu… en près de 2 heures 30 de match!!
Petite anecdote dans la partie: j'ai, bien involontairement, croyez-moi, déclenché un fou rire général. Nous étions au 3ème set, sur une balle importante. Sylvia se prépare à servir sur moi… je me concentre en respirant profondément comme m'a appris tout récemment un ancien boxeur, Bruno Dario… Je souffle par la bouche pour faire le vide, puis au moment de relancer, une inspiration et un grand souffle pour dégager la cage thoracique et rendre le passage du bras plus facile… mais voilà que, pour une raison inconnue car j'avais déjà agi ainsi pendant le match, Sylvia stoppe son geste, dit quelque chose à sa partenaire en riant un peu… à côté de moi j'entends Lola se retenir de pouffer… mais imperturbable, je continue à souffler et faire le vide… Sylvia se prépare de nouveau à servir, je reprends… à nouveau elle stoppe et là: fou rire général!! Il faut préciser que Sylvia est un peu "fofolle" quand elle joue et s'exprime facilement de manière exubérante. C'est sa façon d'être, à l'italienne… Au bout de quelques instants, nous reprenons le jeu. Sylvia sert sur moi, et, fatalement, je rate mon coup! Je dis: "et voilà!! On ne peut même plus se concentrer tranquille!!" re-fou rire général!!!
Nous avons perdu mais nous sommes quand même bien amusées!! Un peu plus de matches ensemble et nous viendrions plus facilement à bout de cette paire italienne …sans parler des autres !
Nos adversaires perdront en finale contre les japonaises, quoique Yuka Chokyu soit maintenant Canadienne…
Lola (tête de série 4) est en finale contre Marianna (tête de série 1) et perdra sur le score de 6/3 6/2. Mais elle aura quand même fait une très bonne perf sur Yuka (tête de série 2) en trois sets!!
Ma dernière adversaire de simple, Kanako (tête de série 3) a perdu en ½ contre Marianna. Ma première adversaire, Barbara Vidal, a, quant à elle, gagné le tableau de consolante contre Muriel.
2008/4/13 Vendredi 12 avril
Ce matin je pensais me réveiller vers 7h30 pour prendre le bus de 8h30. Je ne comptais pas déjeuner de suite, à part une simple banane, car je prévoyais de prendre mon petit-déj "fruits secs" après l'entraînement avec Lola. Seulement, voilà, nous sommes trois dans la chambre… et contrairement à moi qui suis capable de m'habiller et faire un minimum de toilette (nous prenons la douche le soir…) avec la lumière du jour… Yuka dès 6h30 a allumé la lumière de la salle de bain… avec la porte grande ouverte. Ah les joies de la cohabitation!! Du coup, cela m'a réveillée bien tôt!!...
Départ du bus prévu à 8h30. Mais comme il manque un joueur, nous attendons. Le temps que tout le monde prenne place dans le bus a quand même pris 10mn… le bus de cette fois-ci disposait d’un plan incliné pour faciliter la montée… Nous patientons. Il est incroyable qu’un joueur mette tout le monde en retard… ce doit être un Argentin… (j’ai mauvais esprit…) après 10mn, le chauffeur décide tout de même de partir…
Arrivées au club, Lola et moi allons taper la balle sur le court central, car c'est là qu'elle va jouer. Je lui donne un conseil amical pour améliorer son lancer de balle, trop en arrière. Du coup son service passe mieux… espérons que cela l'aidera en match.
Son match débute. Je regarde. Elle joue bien mais rate les balles courtes, qu'elle joue long au lieu de croiser court… il faut dire que Johanna s'en donne à cœur joie avec les amorties puisque cela paie… le service de Lola passe quand elle envoie la balle devant… mais perd le 1er set 6/4… Elle se reprend dans le 2ème et le remporte 6/2… je ne peux voir la suite car je dois moi aussi aller jouer… mais je saurai par la suite qu'elle a gagné…
Je suis sur le court N°2, meilleur que les autres…Mais la terre battue est lourde car trop arrosée. Dès le début, je suis bien, relâchée et fluide. Je trouve ses points faibles avec mon coup droit long croisé rapide et mon revers inversé. Elle est très en difficulté sur les balles accélérées… Ah, point important : Elle est gauchère… donc attention à son service slicé sur la diagonale gauche.
Nous débutons le match. J'ai gagné le toss et ai choisi de la laisser servir. Le match est tout de suite intense, je n'ai que de vagues souvenirs de l’évolution des scores. Je joue plutôt bien et décide du jeu: les points gagnants (surtout en retour de service) …mais aussi les fautes.
Comme pour l'instant l'équilibre entre points gagnants et fautes penche du côté de ces dernières, je perds le match au bout de 2h30 de jeu sur le score de 6/4 6/3.
Quand la technique ne sera plus une question pendant le match, je sais que je gagnerai… j'ai encore besoin de frapper des balles et des balles… Combien? Je ne sais pas. Ce dont je suis certaine c'est que ce sera sous peu… Cela je le sens !
Je trouve ma qualité de frappe intéressante, surtout quand je pousse "mon cri de guerre" qui libère ma cage thoracique et permet à mon bras d'être plus indépendant pour obtenir une balle avec plus d’effet et de puissance…
Je vous raconterai mon double de Pensacola car comme nous avons terminé le double à 21heures (2 heures du mat pour vous…), le temps de rentrer, de se changer et de manger, il était plus de minuit… je n'ai donc pas eu le temps de l'écrire, et au club de tennis il n'y a pas internet… en espérant qu'à Pensacola il y ait une connexion gratuite…
2008/4/12 Jeudi 10 avril
Au moment où je vous écris, je suis un peu fatiguée. Il est 20h30 (en France il est 2 heures et demie du matin). Après mon match je suis allée me faire masser et du coup je suis bien plus relax. Je ne pense pas avoir pris de coup de soleil car j'ai mis de la crème écran total indice 50…
Ce matin, j'ai pris le bus - quand je dis bus, cela n'a rien à voir avec les nôtres! Vous aurez le loisir de vous en apercevoir sur les photos… Comme il y a des marches, deux hommes étaient là pour soulever les joueurs dans leurs fauteuils… Nous étions 21! D'accord! Tout le monde n'était pas en fauteuil, à commencer par moi mais bon, tout de même!! Surtout qu'à l'arrivée, il fallait faire la même manœuvre, dans le sens inverse!!
Aujourd'hui, j'ai enfin joué. C’était contre Barbara, une joueuse espagnole. Ce match j'aurais du le gérer en deux sets… d’autant que j’avais remporté le premier 6/0!! Que s'est-il passé après? Je ne sais pas, et je n'aime pas me trouver des excuses. Juste des faits pour éviter que cela ne se reproduise : Ici nous déjeunons tard vers 13h30 / 14 heures (l'Amérique du sud, c'est un peu comme l’Espagne…) Comme de surcroît mon repas est "spécial", j'ai dû attendre un peu plus. Le match avant le mien ayant fini rapidement, j'ai joué en pleine digestion. Est-ce cela en plus du soleil? En tout état de cause, je suis allée boire un pepsi après le second set pour m'aider à digérer car je me sentais un peu "lourde"… Est-ce dû également à mon cordage qui était en passe de casser? Il m'a lâché juste avant qu'elle ne serve… De plus, mon autre raquette a été mal cordée et je ne suis pas en confiance: je maîtrise moins la balle et les balles sortent plus… Mais, l'essentiel étant de gagner, je l'ai fait en 3 sets 6/0 1/6 6/4…
Je ferai quand même plus attention demain : Je joue contre ma colocataire Domori Kanuko.
2008/4/11 Mercredi 9 avril, 1er jour du tournoimercredi 9 avril 2008,
En Argentine, la nourriture est à son juste prix… pas comme chez nous où les commerçants ont volontairement confondu francs et euros!... J'ai mangé de la darne de saumon grillé avec des légumes et j'en ai eu pour l'équivalent de 6 euros!
Enfin, en rentrant à l'hôtel et pendant que j'écrivais, j'attendais des nouvelles des tableaux... un organisateur dont je ne connais pas le nom, me dit, à 22 heures, qu'elle va les imprimer et les donner dans chaque chambre... confiante, je monte me coucher... mes colocataires japonaises (dont une canadienne d'origine japonaise) sont déjà là. Je leur dis pour le tableau et la programmation... en attendant (encore !) je commence à écrire pour mon blog et ne voyant rien arriver, sachant qu'après tout les matches ne débutent pas avant 10 heures, je me couche en programmant le réveil à 8 heures. Et voilà! Le temps d'aller chercher mes affaires et le bus est parti! Bon. Je vois un joueur. Il est brésilien mais parle anglais. Il me dit que lui aussi voulait partir avec le bus… d’autant qu'il joue après la cérémonie d'ouverture… Comme il parle espagnol, il discute avec le réceptionniste et nous partons avec la voiture de l'hôtel. J'aime beaucoup ce qui s'offre à mes yeux. L'Argentine est décidemment un pays de contrastes! Le pauvre côtoie le riche, l'ancien côtoie le nouveau, la ville côtoie la nature… D'après un autochtone, le quartier où se situe le tennis est un des quartiers les plus riches… je comprends mieux! Le tennis est dans un parc immense! Mais vraiment immense! Avec un lac artificiel, un golf, et le club de tennis qui ne compte pas moins de 20 terres battues!! Certes nous n'avons le droit d'utiliser que les anciennes… mais nous avons le droit au court central!! Vous verrez les photos… Le club house est très chic (photos) et côtoie le golf. Je n'ai pas osé entrer mais je suppose que les deux sont liés… Dans le parc, les gens font leur gymnastique, beaucoup ont un coach personnel (un peu de m'as-tu vu car d’après ce que je vois, ils n'ont pas l'air d'y connaître grand-chose…mais bon…), d'autres sont "promeneurs de chiens" mais quand je dis "de chiens" c'est pas peu dire! Ils n'ont pas moins de 10 par personne! Ah! Je vois que vous ne me croyez pas! Et bien, pour preuve, j'ai pris des photos!!
Il ne doit pas être loin des 11 heures et la cérémonie d'ouverture du tournoi va débuter. Normalement, elle devait débuter à 10 heures… mais ici, les horaires n'ont pas l'air de signifier grand-chose…il suffit de savoir, et l'on s'adapte…
Il y aura la présentation de tous les pays avec fanfare et officiels. Les photos parlant mieux, je vous laisse le loisir de les regarder…
2008/4/10 Mon voyage et mon arrivée à Buenos AiresIl est 21 heures, je suis arrivée à l'aéroport, 2 heures avant le départ car il faut plus de temps avec le fauteuil et la demande d'assistance… Tout se déroule bien sauf pour la caisse qui pèse avec le fauteuil près de 50 kg… après quelques minutes d'attente, les hôtesses trouvent la note de Saphir (service spécial d'Air France pour les personnes à mobilité réduite) indiquant l'autorisation de partir avec les 50 kg de bagages au lieu des 32 réglementaires… ces formalités ont pris près de 30 minutes…
Le service d'assistance arrive et je suis conduite dans le salon d'Air France. Pour la première fois, je voyage en Business ! C’est vraiment un lieu pour les privilégiés ou l'on peut boire et se restaurer à volonté : Café, champagne, biscuits, sandwiches et magazines sont à notre disposition. Les fauteuils sont très confortables contrairement aux sièges si durs de la salle d'attente commune…
A 22h15, l'assistance vient pour m’aider à embarquer, l’avion devant partir à 23h15. C’est un 777-200. J'entre la première: privilège d'être VIP! (en fait c'est le fait d'être handicapée… mais quand tu dis ça aux gens qui te voient rester assise dans l'avion à l'arrivée, ça le fait…) Mais le chef de cabine nous a fait embarquer trop tôt, et j'assiste aux dernières vérifications de l'appareil… je suis à la place 3G, dans les premiers rangs de la classe Business. C'est super car il y a de la place devant pour mettre les affaires… car ce n'est pas l’espace qui manque comparativement à la classe éco!! Le fauteuil est large et peut se mettre en position couchette…
Minuit: nous avons eu du retard au départ à cause d'une passerelle qui s'est coincée et qui empêche la fermeture de la porte mais aussi en raison de la vague de froid de ce week-end (je vous rappelle qu'il a neigé 10 cm à Paris!! Un 6 avril!!) Alors, l'avion a du passer au dégivrage avant de décoller…
Me voilà partie pour Buenos Aires. Le vol se déroule très bien. Pour le repas j'ai eu du foie gras et du poisson avec des légumes et du riz. Tout cela servi dans de la porcelaine, et sur une nappe en coton blanc, s’il vous plaît! J'en ai profité pour regarder un film que je n'avais pas pu voir au cinéma: « Enfin veuve ! ». J'ai adoré! J'ai ri et pleuré à la fois… Ensuite je me suis endormie paisiblement contrairement à la classe éco ou l'on est tellement coincée que c'est du domaine de l’impossible. Grâce à cela je suis arrivée fraîche et dispose, ce qui était mon objectif… Au petit matin, après le petit-déj, j'ai regardé un autre film: « PS: I love you ». Très bon film également… j'ai encore ri…et encore pleuré…
Mardi 8 avril, 8h15. Nous arrivons. Il y a d'un côté la ville, immense, couverte d’un nuage de pollution et de l'autre la nature, immense elle aussi…
9h00. J'ai remis la main sur mes bagages et je suis accueillie par l’organisation du tournoi. Nous allons récupérer une autre joueuse et nous voilà parties pour l'hôtel. Quelle circulation!! J'ai l'impression d'être en Italie! Ils conduisent pareil: de deux voies ils en font trois… et là il n'y a pas moins de 4 voies, voire 5 quelquefois!! C'est la loi du plus fort… Ouf! Nous arrivons à destination… entières!!
L'hôtel est bien, sans plus. Le "hic" c'est lorsque je monte m’installer et que je m'aperçois que nous sommes trois dans une toute petite chambre: à peine de quoi poser les affaires et bouger autour!! Heureusement que nous sommes "debout" toutes les trois!! Je redescends à la réception pour demander à changer … l'hôtel est plein mais je peux être hébergée avec deux joueuses qui disposent d’une chambre plus vaste… Il s’agit de Yuka (une joueuse canadienne d'origine Japonaise) et Kamako, une Japonaise.
Je descends voir si d'autres participantes sont arrivées. Je croise Muriel et Martine. Je leur demande des infos sur le tournoi. Comment sont organisées les navettes, le practice…mais elles ne savent rien. Nous croisons Wanda, une organisatrice, qui n'en sait pas plus… nous voilà parties pour l'aventure!!... qu'importe, nous tiendrons compte de cette donnée…
Départ pour le tennis où nous allons un peu tâter du terrain et des balles… les courts sont tellement trempés que nous les transformons en champs de patates avec nos fauteuils… A 18h, tirage au sort et cocktail, mais la fatigue du voyage et du décalage commencent à faire leur effet et j'envisage d'aller à l'hôtel. Départ pour Buenos Aires (Argentine)Lundi 7 avril: je vais partir pour l’Argentine à Buenos Aires! Combien d'entre vous m'envient ? Le seul nuage de cette nouvelle aventure c'est que je pars seule… comme j'aurais aimé voyager avec un proche pour partager et visiter ce pays! Seule, cela n'a pas le même goût.
Je suis allée voir Georges à LP2C pour récupérer la caisse en alu pour le transport de mon fauteuil. Elle est superbe et le fauteuil sera bien protégé… sauf si les transporteurs la perdent, comme cela m’est déjà arrivé…
Mes bagages sont prêts. Je n'aurai plus qu'à ranger le fauteuil après l'entraînement. Après un court séjour à Paris et un complément d'entraînement, je m'envolerai lundi à 23h15 de Charles de Gaulle pour Buenos aires…
A Paris, je suis arrivée avec un soleil magnifique et un temps printanier qui a duré jusqu'à vendredi. Samedi matin il a plu…. Et le soir il neigeait!! De plus, elle a tenu!! Il n’y avait pas moins de 10cm!! Quelle différence avec Nice! Et Buenos Aires que je vais rejoindre dans peu de temps… Nous sommes lundi et je pars dans quelques heures… 2008/3/17 Notre match de double en demi finaleIl est 19 heures, nous arrivons presque à la fin de la programmation des matches de simples. Le Juge-Arbitre vient d'ailleurs m'avertir que nous jouons après le match en cours. Je suis en discussion avec Bernard, nous sommes en train de regarder une partie, un peu ennuyeuse, sans véritable jeu. Alors, après le départ du Juge-Arbitre, Bernard lance une boutade: "Essaye de mettre de l'ambiance, on s'ennuie ici!" et moi je réponds: "OK, je vais essayer".
Voilà, le match est terminé. Natalia et moi prenons place. Nous jouons contre Katharina et Karin dont je vous ai parlé plus tôt. Elles sont têtes de série 2. Nous gagnons le toss, et choisissons de servir.
Après l'échauffement habituel de 5mn, Natalia sert la 1ère. Nous perdons le 1er jeu puis le suivant. Notre jeu se met en place. Comme je vous l'ai dit, Natalia est Russe. Mais bien que nous n'arrivions pas à échanger verbalement, nous nous entendons très bien sur le terrain. Nous gagnons notre 1er jeu sur mon service, que je remporte, si je me souviens bien à 40-15. Et là, nous sommes dedans. Natalia et moi nous complétons parfaitement et moi je m'éclate complètement! Toutes mes capacités de jeu se mettent en place et s'expriment en double!! C'est donc que j'en ai les moyens!! Par rapport à hier, où j'étais dans le doute, dans ce double, je n'en ai plus! Nous gagnons jeu après jeu et menons 5/3. Nos adversaires se reprennent et remontent au score… mais nous tenons en développant un très beau jeu!! D'ailleurs, plusieurs fois, après un échange intense, le public nous applaudit!! Car nous mettons tellement d'ambiance que beaucoup de monde, fauteuils et valides, viennent nous voir jouer!!...
Malheureusement, le premier set s'achève sur la victoire de nos adversaires au tie-break… Aucun souci, nous repartons de plus belle!! Je sers la 1ère cette fois-ci puisque nous sommes du côté où je sers. Nous gagnons le jeu… puis nous prenons le service de Katharina… 2/0 pour nous… Les jeux s'enchaînent, longs et intenses… nous menons à nouveau 5/3!!... mais encore une fois nous ne terminons pas… et nos adversaires gagnent le match, à nouveau au tie-break…
Dans ce match, j'ai pu prendre conscience de mes capacités face à Katharina qui est dans le top 15. Je n'ai pas à pâlir: je peux le faire moi aussi!! Alors? A quand sur un match de simple? Je veux dire par là, pas simplement mettre en place mon jeu, ça je le fais déjà, mais avoir suffisamment confiance en mes moyens pour gagner? Dans ce double, je n'ai perdu qu'un seul jeu de service, et lorsque je les remportais, c’était souvent très largement! J'ai également lâché mes coups et bien géré le double avec Natalia… Mes retours de services ainsi que les échanges ont été très bons. Je ne veux pas dire que Natalia n'était pas au niveau, j'analyse simplement MON match.
Demain matin je joue mon 1er tour de simple contre Ludmila que l'on appelle Bouby…
2008/3/15 Bernard, mon MentorVendredi 14 mars 2008,
Ce matin je me suis réveillée avec le soleil, vers 7 heures. Ce que j'aime, c'est m’éveiller avec le chant des oiseaux… mais en ville c'est assez difficile. Le bruit des voitures et des gens vient vite les couvrir …
Il a fallu que j'attende 9h30 pour pouvoir prendre mon petit déjeuner, car il n'y avait pas de yaourt au soja à l'hôtel (je ne peux pas avaler de lactose.) Ensuite, je suis allée au tennis voir Bernard jouer. Vous ai-je déjà parlé de Bernard? Bernard est devenu mon mentor pour le tennis mais aussi de manière plus générale dans ma vie. La première fois que j'ai l’ai vu, ce devait être au tout début de mes armes dans le tennis fauteuil. Quand je l'ai vu jouer, j'ai trouvé cela tellement beau que je me suis dit que j'aimerais beaucoup atteindre son niveau!! La deuxième fois que j'ai croisé son chemin, c’était pendant le tournoi de Cagnes, en 2002, puis au tournoi de Paris en juin de la même année. A Paris, je ne me suis pas démontée et je lui ai demandé s'il voulait bien s'entraîner avec moi, lui une 1ère série et moi simple débutante!!... et il a accepté! Encouragée par cette première approche, je lui ai demandé s'il serait prêt à me donner des conseils et me faire jouer… Il faut savoir qu'à l'époque, Bernard était plutôt un ours… alors il m'a dit d'accord, mais… avant tu perds 10 kg! J'en faisais facile 70 pour 1m75!!
Volontaire comme je suis, j'ai fait un régime et perdu 10kgs, somme toute assez facilement… que j'ai repris après… mais cela est une autre histoire car depuis j'ai rencontré une Naturopathe et j'ai trouvé la raison pour laquelle je prenais du poids malgré ma façon de m'alimenter et tout le sport que je faisais…
Donc, depuis ce jour, Bernard est devenu mon Mentor. Cet homme est génial! Il a une philosophie de la vie qui me convient très bien et il me rend sereine. Je vois les évènements d'une autre façon – mon coach mental, Christian Mallet ( 06.74.97.22.73 pour les intéressés) complète à merveille ce travail- et en plus, c'est la première personne à ne pas m'avoir jugée ni tenu compte des à-priori négatifs des autres!! D'ailleurs c'est lui qui m'apprend "à prendre les gens tels qu'ils sont". Vous ne pouvez pas savoir le bien que cela fait d'avoir quelqu'un qui vous jauge puis qui vous fait entièrement confiance!! Je n'aurais pas assez d'une page pour vous parler de lui, mais il a aussi une richesse de connaissances à tous points de vue, il est sensitif (kinesthésique pour les connaisseurs) et, quand il me parle nous sommes sur la même longueur d'onde!! Mais je vous arrête tout de suite les filles: il est marié à une très jolie femme!
Je vous parlerai aussi d'Olivier, notre coach tennis. Il mérite d'être connu. Mais il faut en laisser pour les autres fois…
Donc, ce matin, je suis venue voir le match de Bernard. Il menait 5/2. Malheureusement son adversaire a su se reprendre et il a perdu 7/6 6/4. Mais il faut savoir que Bernard prépare actuellement une grande épreuve d'aviron, sport qu'il pratiquait à haut-niveau (plusieurs fois Champion de France) avant son accident de vélo pendant une course officielle. Il consacre donc beaucoup de temps à cette discipline et donc moins au tennis. Il a passé un tour, ce qui déjà bien.
De mon côté, j'attends que les matchs se finissent pour aller jouer le double avec mon amie Natalia contre Karin (celle dont je vous ai parlé la semaine dernière) et Katharina, une jeune joueuse allemande. Nous sommes en demi-finale. Comme Natalia était en train de jouer son match de simple, j'espère qu'elle ne sera pas trop fatiguée… elle a gagné le 1er set 6/4 et perdu le 2ème 4/6…
2008/3/14 Match de double avec NataliaAprès mon simple et le débriefing complet auquel j'ai eu le droit, je suis sortie un peu afin de profiter du magnifique soleil italien. Le paysage est magnifique à Cuneo avec un village entouré de montagnes enneigées. Il fait plus de 25° et pourtant la neige est encore là, tout près.
Notre match de double étant prévu en dernière rotation, je suis ensuite rentrée à l'hôtel me reposer un peu. J'en ai d'ailleurs profité pour vous raconter mon match de simple.
J'ai joué le double avec Natalia, ma copine Russe, double amputée très haut. Nous avons du mal à communiquer car elle parle très peu anglais et pas du tout français. Nous essayons de nous apprendre quelques mots, elle en français et moi en russe. Nous avons joué contre Stéfania, une joueuse italienne (ma partenaire de chambre), et Barbara une joueuse espagnole.
Nous étions programmées en dernière rotation et avons joué aux environs de 21 heures pour finir à 22h30.
Il y a peu à dire sur ce match, sinon que nous l'avons bien géré et que nous nous entendons bien avec Natalia. Nous avons d’ailleurs gagné 6/2 6/1.
Après le match, nous sommes vite allées à l'hôtel dîner avant la fermeture du restaurant. Demain je ne joue pas de match de simple car j'ai un bye. Par contre je joue en double mais pas avant 16 heures. Je vais encore profiter du soleil et voir le match de Bernard, mon mentor, qui joue en 2ème rotation après 8 heures. 1er match de simple contre Lola
Il est vrai qu'au regard du classement, j'aurais préféré avoir un tirage au sort plus "facile" mais au regard de l'expérience et de la progression, je préfère être confrontée à un match comme celui-ci. Chaque jour qui passe est un plus pour moi car je progresse encore et encore… 2008/3/13 En route pour Cunéo...Nous sommes rentrés dimanche de Bienne avec le fourgon du Team. Nous avons roulé sous un temps maussade. D'ailleurs il a commencé à pleuvoir dans la nuit.
Je me suis réveillée lundi à 7h, mais tellement fatiguée que j'ai appelé Olivier pour annuler notre entraînement. Cela devait être le contre coup de l'heure tardive à laquelle je me suis couchée après le match de double qui s'était terminé, je vous le rappelle, à minuit moins le quart… cette nuit là, j'ai visité trois chambres… mais pas pour les raisons que vous croyez!! La veille, lorsque j'avais voulu prendre une douche, l'eau était tout juste tiède. En arrivant à minuit, j'en ai parlé à la réception qui m'a proposé de me prêter une chambre pour prendre un bain. Arrivée dans ma propre chambre, que je partage avec deux autres joueuses françaises –Arlette et Armelle – ces dernières dormaient. J'ai donc accepté la proposition du réceptionniste. Mais l'aventure n'était pas terminée!! De retour dans notre chambre, au bout d'un quart d'heure, n'arrivant pas à m'endormir à cause d'une musique provenant de l'extérieur, je téléphone à la réception afin de me renseigner sur la durée de cette nuisance… et vu que cela pouvait durer, il m'a à nouveau proposé une autre chambre pour dormir… j'avoue qu'après une petite hésitation, j'ai accepté car le lit devait être plus grand que le lit de camp dans lequel je dormais… ce qui s'est avéré exact: il devait faire 1m20… et voilà, comment j'ai visité trois chambres…
Rentrée lundi, mercredi nous étions de nouveau sur la route pour un nouveau tournoi qui se déroule à Cunéo en Italie du Nord. Cette fois-ci il n'y avait que deux heures de route comparé aux sept heures pour aller à Bienne. Nous nous sommes entraînés afin de tester la surface. Il s'agit d'une moquette qui prend bien les effets et de la vitesse. Toutes ces surfaces, rebound ace, gazon artificiel, moquettes ou terre battue, sont assez difficiles à jouer en fauteuil car les déplacements sont plus ardus, mais on se fait à tout.
Le tirage du tableau a eu lieu à 18 heures et je suis assez contente car je rejoue Lola que j'ai jouée à Sion. Je vous raconterai demain comment le match s'est déroulé. En attendant, rien ne vous empêche de m'envoyer des ondes positives…
2008/3/9 Le match de double...Si je vous dis à quelle heure nous avons terminé notre match de double, vous ne me croiriez pas! Comme j'aurais aimé pouvoir rentrer à l'hôtel afin de me reposer! Mais comme nous ne savions pas à quelle heure nous allions jouer nous étions tenues de rester sur place. A 20 heures, je me décide de manger avec Olivier, notre coach. Nous discutons, d'autres joueurs viennent nous voir, nous échangeons. C'est ce qu'il y a de bien dans nos tournois, comparés à ceux des "valides". D'après ces derniers ou des organisateurs, les tournois de tennis fauteuil sont beaucoup plus sympas car nous restons ensemble pendant toute la durée du tournoi. Nous nous connaissons tous et échangeons sur plein de sujets. Les joueurs viennent de nombreux pays, très différents, aussi cela permet d'apprendre quelques mots de Russe, Polonais, Italien, Espagnol, ou encore d'Allemand…. Il y a une super ambiance… même si nous ne nous entendons pas tous!
Je ne sais pas à quelle heure nous sommes allées jouer – heureusement sur le court N°1, vous verrez pourquoi par la suite – mais il devait bien être 22 heures!! Tous les courts étaient précédemment occupés par des matchs.
Ma partenaire de double est, comme je vous l'ai dit, une joueuse autrichienne, ex top 10, Margrit. Après l'échauffement, nous entamons le match. Nous avons perdu le toss et nos adversaires décident de servir. Karin sert. C'est une joueuse Américaine, super géniale, très communicative et "crazy" mais dans le sens positif du mot… je l'adore, elle est très vivante… Nous perdons le 1er jeu. Maintenant c'est à moi de servir… nous gagnons le jeu. Il y a beaucoup d'échanges et Karin et Anna (une suédoise) sont assez régulières, il faut donc les déplacer, varier le jeu… Nous menons 5/2… et là, fatigue aidant pour ma partenaire, elle faiblit et comme elles jouent beaucoup sur elle… Karin et Anna remontent et gagnent le 1er set 7/5…
Rien ne devrait être perdu, nous avons encore 2 sets… nous menons d'ailleurs 4/2 dans le 2ème… mais encore une fois, la fatigue… nous perdons finalement le match 7/5 7/5… Il est minuit moins le quart!! Comprenez-vous maintenant pourquoi il était important que nous soyons sur le court N°1?! Nous étions les dernières à jouer! A un moment donné, une personne a même éteint les lumières des courts…le nôtre y compris!! Heureusement que nous n'étions pas en train de jouer!!
Olivier est malgré tout très satisfait de ma prestation. Il dit que j'ai très bien joué, que j'ai fait peu de fautes directes et que j'ai très bien servi, que j'ai su le varier et le placer… moi je suis tellement fatiguée et déçue que je ne m'analyse pas bien. Je suis déçue car je pensais que nous avions des chances de gagner ce match… mais bon, je ne peux pas en vouloir plus que ça à ma partenaire: nous avons joué très tard et elle était tellement fatiguée…
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